;)

Elle a jeté son sac sur son épaule, puis elle s'est jetée dans le métro. Elle a frotté son jean sur les chaises des salles. Elle a rapé sa peau.
Elle a de nouvelles tâches.
Marcher avec la nonchalance des étudiants fringués en vrac dans la nuit de Novembre. Avoir le sourire de ceux qui ne savent pas vers quoi ils vont, mais s'y plonger avec toute l'énergie de leur ventre.
La ville s'est éteinte. Les fenêtres de la fac clignotent. Un mystère cet éclairage.
Boire des cafés, parler de lobbying, de papiers classiques couchés (il n'y a bien que les papiers qui ont le temps de se coucher...), du bordel au Brésil...et se marrer.
S'endormir, parfois habillée. Vouloi être ailleurs, vouloir être nue, à portée de ses doigts. Chercher dans la lumière de ses yeux la force, dans la tendresse de son sourire, l'envie.
Détester les danettes, détester danone, détester la télé...et faire avec.
AVOIR DES PUTAINS DE REVES QUI COGNENT AUX TEMPES.
PRENDRE SON MAL EN PATIENCE, mais pas pour longtemps.
Bouffer des sandwichs, s'acheter un termos. Etre au bord d'un pique-nique continuel.
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# Enviado em Terça 24 Novembro 2009 12:45

<3

<3
Elles ont parlé de leurs rêves en mangeant de l'omelette. Elles se sont réveillées plusieurs fois dans la nuit, courant aprés leur sommeil.

Le mois d'Octobre est un mois à banir du calendrier de l'année prochaine. Elles connaissent les recoins de la fac pour s'être laissées tomber contre les murs, les yeeux fermés, sac entre les jambes, ordinateur sous le bras. Parfois tout s'emmêle dans leurs yeux.

Les cours s'enchainent et tout défile, la nuit tombe et elles restent à la fac, épuisées, nerveuses et euphoriques, en ce temps là elles n'ont pas encore 20ans et elles font ce qu'on attend. Sourire devant un power point aux couleurs criardes, un jour elles laisseront des post-it à leurs collègues et connaîtront le marché et ses cibles. Pourtant elles auront toujours les mêmes écharpes multicolores et moelleuses.

Taper sans regarder les touches, enfiler sandwich sur sandwich, sortir son téléphone et guetter les textos, remplir sa vie de lui, remplir son ventre de lui et tenir debout grâce à ses épaules. Envie de danser sur les tables, de s'endormir dans ses bras, de sortir de cours en criant excusez moi mais je n'en peux plus. Et partir vivre.


Cela n'empêche que le bonheur s'accrochent à leurs doigts, parce que quelque part elles savent que c'est le prix à payer. Quelque part elles sentent que ça ne pourrait être autrement.

# Enviado em Sexta 06 Novembro 2009 03:28